Mes amis?
Ah, les amis. Tout un programme, n’est-ce pas ? Je ne sais pas exactement pourquoi et comment m’est venue cette idée de parler des amis. Mais après tout, ils font partie intégrante de notre vie. Ils déterminent même certains aspects de notre caractère, de notre comportement. Mais la frontière est mince entre les amis et les copains, même si la différence est profonde.
J’ai été déçue en amitié. Oh, comme tout le monde je pense, je ne suis pas une exception. Je vous ai parlé de ma rupture avec ***. A ce moment-là, j’ai perdu mes amis. Ceux avec qui je partageais chaque soirée, chaque anniversaire. Ceux qui m’avaient consolée quand j’étais mal, ceux que j’ai pris dans mes bras, ceux que j’ai aimais et que j’aime toujours un peu. Parce qu’ils n’ont pas cherché plus loin, parce qu’ils n’ont vu en moi que la fille qui se barre pour rejoindre un autre. Parce qu’ils n’ont pas vu (pas voulu voir ?) la souffrance qui me rongeait. Alors ils m’ont laissée. J’ai entendu des choses ignobles sur moi, venant de ses gens qui étaient mes amis. Je leur en ai voulu, je leur en veux toujours, mais je me tais. A quoi bon ? Après 1 an et demi, qu’est ce que ça changerais ? J’en revois quelques uns, de temps en temps. Je fais mine de rien, je souris, je plaisante. J’ai toujours fait ça. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils n’ont pas compris. Alors je me dis que c’est de ma faute. Mais en même temps, ils ne m’ont pas demandé, ils n’ont pas cherché à comprendre.
Je ne me dévoile qu’à ceux en qui j’ai confiance. Une confiance aveugle, sans bornes. Et paradoxalement, je me dévoile à vous, que je ne connais qu’à peine. Peut-être parce que votre jugement est neutre. Peut-être parce que je n’ai pas peur de vous parler. Parce que si je ne vous connais qu’à peine, c’est pareil en sens inverse. Et tout ce que je vous dis ne pourra pas être retenu contre moi. Parce que pour se livrer à quelqu’un, il faut être sûre que ce « quelqu’un » soit un confident solide. Je ne sais pas trop si vous me suivez.
Enfin, je me suis reconstruite, d’abord grâce à Doudou, puis aussi grâce à mon Binôme, et enfin grâce aux gens que j’ai rencontré, libérée que j’étais. Je suis arrivée dans une bande déjà construite, autant vous dire que ça n’a pas été facile. Pourtant, ils m’ont accueillis, sans jugement, me prenant telle que j’étais. Bien sûr il y a des hauts et des bas, bien sûr il y a des engueulades. Il y a des mots qui blessent, surtout quand ils sont dits tout bas. Mais je ne me formalise pas. Je laisse passer, et comme d’habitude je fais comme si « de rien n’était ». J’en parle à mon Binôme, et à Doudou, qui sont finalement mes seuls vrais confidents. Et après ? Ca me suffit.
J’ai arrêté de me prendre la tête. Je me suis libérée. Je prends les bons moments, je rejette ceux qui me font mal. J’oublie, je les laisse glisser sur moi, ils ne m’atteignent plus. Parce que j’ai décidé de me consacrer à ce qu’il y a de bien dans ma vie, parce que je ne veux plus pleurer le soir dans mon lit. Parce qu’un bisou de Doudou, un fou rire avec Binôme, sont bien plus importants qu’une critique faite dans le dos. Parce que mon Amour et mon Amitié sont les choses auxquelles je veux me consacrer, les choses vraiment importantes.
Alors Doudou, je t’aime. Tu es là pour moi, tu es mon ami, tu m’écoutes et tu me consoles.
Alors Binôme, je t’aime. Tu es là pour moi, tu es mon amie, tu m’écoutes et tu me consoles.
Vous êtes différents l’un de l’autre, vous m’êtes complémentaires. Et je vous aime, différemment, mais je vous aime.
Par La Poch, Mardi 5 Fév 2008 à 16:20 GMT+2 dans Reflexions philosophiques (de comptoir) (article, RSS)

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