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Mes souvenirs

Bon, et bien, me revoilà. Quelques jours chez les parents, beaucoup de glandage avec Doudou, et finalement pas assez de temps pour ma bulle. Prochaines vacances dans ... oula oui, au moins tout ca. Mais il fait beau, il fait chaud, y'a des pigeons oiseaux qui chantent, alors sourions de toutes nos blanches dents. 

Lundi dernier, départ chez Papilou et Mamilou. 

2h30 de route sous le soleil, la brise (et les noeuds) dans les cheveux, quelques jurons envers Mamie qui sait pas comment ca marche le péage, quelques autres pour le poids lourd sur la nationale, un trompage de route, et nous voilà.

Dans le garage, 8 cartons m'attendent. Mes parents viennent de déménager, alors ils font le tri. Et moi je dois choisir ce que je garde, et ce que j'emmenerais à la déchetterie. Des années de souvenirs à classer.

Photos de moi bébé, enfant, ado. On garde les meilleures, si on en trouve.
Des livres, beaucoup de livres. Mon premier roman, je garde. Une histoire d'amour sur fond de forêt de Broceliande, je passe.
Des vieux nounours, je peux pas jeter. Même Martin, le nounours le moins beau du monde (un "ourson" orange vieilli, aux poils rêches et aux bras et jambes qui bougent, le tout aussi moelleux qu'une table en bois), file direct dans la boîte-des-trucs-que-je-garde.
Des anciens agendas du collèges, bardés de "mots" des copines, de photos de Pierce Brosnan, de dessins et autres citations sur l'amour (il m'a fallu une seconde pour t'aimer, il me faudra une éternité pour t'oublier .... je vous laisse prendre la mesure de cette phrase somptueuse).
Des cailloux (oui-oui, vous lisez bien), souvenirs d'une excursion dans je ne sais quel endroit, une vieille trousse, encore quelques photos, des cahiers de cours, et finalement beaucoup de bazar.

J'ai gardé une caisse en tout. Parce qu'il y a des trucs qu'on peut pas jeter, hein.

Mais c'est bizarre, de retrouver tous ces trucs. Ca fait remonter les bons (et les mauvais) souvenirs. On se revoie jeune, encore pure et blanche. On se rememorre remémorre souvient du chemin parcouru, on repense a comment on imaginait que notre vie serait. On revoit les visages de copines avec qui on parle plus, alors qu'on se disait à l'époque qu'on serait friends forever.

Un peu de nostalgie, bien sûr. On se rappelle le temps où nos seuls soucis étaient "Est-ce que Machin me trouve bien? " ou "Est-ce que Papilou va me laisser aller dormir chez Machine?". Le temps où on devait pas penser à la facture d'électricité ou à faire à manger.

Mais c'était aussi le temps où on pouvait pas faire ce qu'on voulait, où il fallait toujours demander. 

Finalement, on perd l'insouciance mais on gagne l'indépendance (waou, quelle philosophante je fais ! - Allez-y, applaudissez, je vous en prie, ne vous gênez pas).

Enfin bref, je me suis donc replongée quelques temps dans les souvenirs, mais pas trop longtemps. Si on regarde trop souvent derrière nous, on évite pas le mur en face.

Sur ces belles paroles, messieurs-dames, je vous dis à bientôt.

 
:-) 

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