Mon Seub
Fiou. Je viens de prendre le bus. Voilà, c'est tout, je voulais juste vous dire ca. Mouhaha, quel humour ravageur. Je sais, merci. Non, plus serieusement, je viens de prendre le bus donc, mais c'est pas ca l'important. Ce qu'il y a, c'est que le bus (ou tout autre transport en commun), c'est comme la rue, il y a des gens. Et là où il y a des gens, il y a des trucs a raconter.
Je m'esplique (je sais comment on ecrit "explique" hein, mais je dis toujours "esplique", alors c'est pour mieux vous faire entrer dans mon univers que je l'ecris comme ca). Donc oui, dans la rue, il y a des cons gens. Même à Limoges, si-si je vous jure. Et les gens, ils sont marrants (et ca rime). Alors dans le bus, ils sont carrément concentrés dans un endroit réduit, alors on peut tous les observer, les jauger, sans même avoir un bouger un seul cheveu - brushé.
Tout avait bien commencé. J'ai pris mon bus au ... euh ... départus (inverse du terminus, faites un effort, ne me conspuez pas), enfin bref, là où il commence sa tournée, donc j'avais de la place. Je me pose, il pars, et tout se passe bien jusqu'à ce qu'il s'arrête devant l'un des lycées de Limoges. Il était 4h pile. Ils étaient 50 à vouloir monter dans le bus (ou "seub" dans le jargon des lycéens "in"). Et ils sont TOUS montés.
J'aime pas les lycéens. Ni les lycéennes, soit-dit en passant. Ils font du bruit, ils s'esclaffent, ils parlent mal et ils se prennent pour les rois du monde, assis tout au fond. Et ils mettent chacun la musique de leur portable à fond (merci pour la generosité et le partage les potos). Et, of course, au milieu de tout ca on a le droit (qui a le droiiiiiiiiiit) à la futilité de leurs vies en long, en large et en travers (de la gorge).
"Oh moi demain je mets mon slim bleu, t'en penses quoi?" (je souligne que cette question a été posée par un garçon a un autre garçon - voilà qu'ils nous piquent nos sujets de conversation, est-ce que je demande a mon Binôme qui va gagner le grand prix de Formule 1?)
Reponse de l'autre : "Bah, ca depend, si tu met le pull rose de la fois dernière, ca va faire bizarre, mais si c'est le pull blanc, alors ouais, ca va le faire".
...
Je tourne mes pavillons d'oreille vers une autre direction (oui, je sais faire ca).
"Quoi ??? (voix haut perchée et stridente) Tu te rases pas? Si tu te rase pas t'es pas un homme !" Exclamation sans fondement d'une putafrange à un pauvre 6ème avec son gros sac qui lui brise le dos (voilà maintenant que cette ado lui brise une autre partie de son anatomie). Le poor boy soupire et laisse tomber. Mademoiselle aime les hommes, les vrais, ceux qui ont un scooter et qui fument.
Mes oreilles essaient de capter un truc plus interessant. En vain. Du bla-bla, de la futilité, du n'importe quoi, des vérités scientifiques douteuses ("Bin si, le rechauffement planetaire c'est à cause des volcans, qu'est ce qui chauffe plus qu'un volcan?"), et une analyse de la vie politique approfondie ("Han mais Sarko comme il est trop cool t'as vu sa meuf?").
Mein Gott. C'est ca l'avenir de la jeunesse francaise. Des slimards (c'est comme ca que je les appelle) et des slimardes, danseurs de tecktonik, qui savent ni parler, ni reflechir. Bonjour l'angoisse.
On était comme ca à l'époque?
Par La Poch, Lundi 25 Fév 2008 à 16:53 GMT+2 dans Bla-Bla (article, RSS)




