Mon festival
J'ai passé mon week-end à Montendre.
Comment ca "Connais pas" ?
Pour les incultes (mais je vous aime quand même), Montendre est le site d'un festoche. Le Free Music Festival. 20 heures de concert sur deux nuits.
Je vous raconte.
Route, arrivée, une bière, montage de la tente, une autre bière, et c'est déjà l'heure du premier concert (18h30).
On chante, on danse, on rit, on écoute, et à 2h30 du mat', on rentre "dormir".
Je le met entre parenthèses parce que "dormir" est un bien grand mot, quand on se couche sans matelas dans un champ, entourée par une horde de festivaliers en folie.
Il faut veiller a ce qu'un inconnu ne rentre pas dans la tente, pensant que c'est la sienne. Il faut savoir faire abstraction des chiens qui aboient, des gens qui font du djembé, des cris et de la pierre qui rentre dans le dos. Mais on est as venu là pour se reposer hein, faut assumer.
Le lendemain, réveillée à 9h30.
On essaie de retrouver son cerveau (rah, mais je suis persuadée que je l'avais quand je me suis couchée hier soir ... Quoique ...), on essaie d'enlever à coup de lingettes le kilo de poussière qu'on a sur soi, on admire avec quelle facilité nos cheveux sales tiennent en chignon tout seuls.
Tiens, il y a un lac. Nouveau maillot de bain, serviette, direction la "plage". Elle est froide, au début. Et puis en fait il fait plus froid dehors que dedans.
"C'est quoi ces taches sur mon corps?"
Ah oui, c'est un lac. Qui dit lac, dit vase. Qui dit vase, dit taches sur mon corps. Moi qui voulait me laver, je suis marron (ouah le jeu de mots).
Et puis, la nage, ca creuse.
"On a faim, on a faim!" crient nos estomacs.
En route pour le "centre-ville".
A pied.
C'est loin.
Arrivé au restaurant "Les marroniers". Devant, un chat mort nous accueille. Voilà qui met en appetit.
Repas, café (enfin), courses pour le soir, rentrage. Tentative de sieste pour tenir le soir, regard sur le programme. On décide d'y aller que pour 8h30, histoire de pas se cramer trop vite.
Cramer.
Haha.
Marrant quand on sait qu'à ce moment là je ressemble plus à Elmo qu'à Dita Von Teese. J'ai pris (et je ne sais toujours pas comment) le coup de soleil du siècle.
J'en rougeoie encore, deux jours après.
Deuxième soir de festival. Fini en apothéose sur Ez3kiel.
Retour à la tente. Dodo. Reveil, remballage de tente, rangeage des affaires, retour.
MA DOUCHE.
Ma bien-aimée douche.
Je t'ai attendue toute le week-end.
Je t'aime.
MON LIT.
Mon bien-aimé lit.
Je te retrouve enfin.
Je t'aime.
Au final, le bilan.
C'était excellent.
Enorme.
J'y retournerais bien.
Et au diable mon mal de dos, mon coup de soleil et la poussière.
Ca les valait.
Par La Poch, Lundi 7 Juillet 2008 à 18:45 GMT+2 dans Bla-Bla (article, RSS)



